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Theresa May : Une démission qui fait du bruit

Le successeur possible de la première ministre démissionnaire, Boris Johnson, sera confronté aux mêmes contingences de la politique britannique actuelle, notamment l’incapacité de trouver une majorité. De nouvelles élections, voire un nouveau référendum, semblent inévitables. Elle a décidé de jeter l’éponge.

Elle n’avait pas le choix…

Acculée, Theresa May n’avait plus le choix. Désavouée à plusieurs reprises à Westminster et lors des élections désastreuses de juin 2017, la deuxième femme première ministre du Royaume-Uni est arrivée au pouvoir dans des conditions très difficiles.

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Son mérite aura été d’accomplir son travail consciencieusement et d’avoir véritablement tenté de concrétiser la volonté populaire: sortir de l’Union européenne. Son sens du devoir a fait d’elle l’une des rares personnalités du Parti conservateur à assumer ses responsabilités, contrairement aux 35 ministres qui ont préféré déserter le champ de ruines qu’est devenue la scène politique britannique.

Mais cette ex-ministre de l’Intérieur a aussi vite montré ses limites. Au début de son mandat, elle a tenté de faire croire au mythe selon lequel la sortie de l’UE serait sans conséquences. Avec un plan initial de Brexit concocté à la va-vite, elle a erré, réalisant trop tard que ce plan menaçait l’économie et la paix en Irlande.

Ça ne résout rien…

Sa démission ne résout rien. A la Chambre des communes, aucune majorité ne se dessine pour un accord. Le favori à la succession de Theresa May sera confronté aux mêmes contingences. La convocation de nouvelles élections paraît inévitable, sans pour autant garantir une sortie de crise.

« Il n’est pas trop tard pour sauver le Brexit. » Ces mots sont ceux de Boris Johnson qui, mercredi, qui a plaidé pour un changement de stratégie dans les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur la sortie des Britanniques en 2019. Dix jours après sa démission du gouvernement de Theresa May, l’ancien ministre des Affaires étrangères a pris la parole devant le Parlement pour reprocher à la Première ministre conservatrice d’avoir dévié vers un « Brexit qui n’en a que le nom ».

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Theresa May de plus en plus fragilisée

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici au mois d’octobre pour permettre aux parlements européens et britannique de le ratifier avant la concrétisation du Brexit, prévue le 29 mars 2019.

Mardi, elle a évité de justesse une embarrassante défaite devant le Parlement britannique après le rejet d’un amendement contraire aux objectifs qu’elle entend atteindre dans le cadre du Brexit. Un amendement défendu corps et âme par des membres pro-UE de son parti conservateur.

Tony Blair appelle à un nouveau vote

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Les europhiles étaient particulièrement remontés après l’adoption lundi d’un autre projet de loi lié au Brexit, portant sur l’organisation des douanes, voté au prix de concessions accordées aux partisans d’un divorce sans concession. Les conditions dans lesquelles le gouvernement de Theresa May a fait passer ces deux textes illustrent les difficultés de la Première ministre à unir son parti derrière son « plan de Chequers », critiqué par Boris Jonhson et un autre démissionnaire, David Davis, anciennement ministre du Brexit.

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